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LALLAING il y a t'il encore un capitaine à la barre ?


Lettre ouverte au Maire de Lallaing et aux élus
Lallaing, le 02 juin 2010
Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les élus,

A Lallaing, depuis trente ans, les différents maires ont prétendu combattre le chômage en multipliant les formes appauvries du contrat de travail. Les différents statuts de précaires se sont additionnés jusqu’à devenir les modalités obligatoires de l’entrée dans le monde du travail. La précarité au travail n’a ainsi plus le statut de l’exception, elle devient la nouvelle norme de l’emploi. Les femmes, les jeunes en sont les premières victimes.
La résistance à ces attaques contre l’ensemble des salariés ne saurait se limiter à la mobilisation des seuls travailleurs en situation de précarité.
Les politiques des maires successifs ont développé dans les 2 Fonctions publiques (Mairie, CCAS) un processus de précarisation généralisée, d’institutionnalisation de la fragilité salariale, de contournement des statuts en vigueur et d’attaques en règle contre ces statuts.
Dans ces conditions, s’opposer à la précarisation et combattre la précarité exige une réponse inter catégorielle, interprofessionnelle et intersyndicale. La défense des personnels précaires passe par leur organisation et leurs luttes.
Un objectif de gel de l’emploi public et d’attaque des statuts
De plus, le nombre important de postes vacants à l’issue du mouvement des titulaires montre bien le piège tendu par la mairie : d’un côté, annoncer ostensiblement la titularisation des précaires et de l’autre, recruter massivement des précaires qui ne seront pas titularisables. L’objectif est bien de remplacer plus ou moins progressivement les précaires par encore plus précaires, les titulaires par de plus en plus de précaires et à terme, de modifier les garanties statutaires existantes : ainsi, une dizaine de salariés occupant des emplois au foyer logement Les Bleuets, sont sous contrats renouvelés touts les six mois, on recrute des contractuels ou des vacataires pour ne plus avoir à utiliser de TITULAIRES.
Dans un objectif global de rétrécissement des missions de service public sous couvert de meilleure gestion de l’emploi, la réponse du Maire Président du CCAS de la Lallaing, est le transfert de la gestion du personnel à la CARMI.
Avec ce plan, la précarité restera importante, aucune garantie d’emploi, changement de statut, transfert de ces personnels dans d’autres établissements de la CARMI exemple dans le Pas de Calais.



La précarité d’emploi et la précarité de revenu qui l’accompagne fragilisent la vie d’un nombre croissant d’hommes, de femmes, de jeunes, de familles entières.
Avec la Coordination nationale des non titulaires, nous comptons nous battre pour obtenir la fin de la précarité dans notre statut. Il est essentiel de développer les luttes contre la précarité dans un cadre unitaire associant titulaires et non titulaires, favorisant l’unification des revendications sur des bases suivantes :
interdiction de tout licenciement ;
réemploi de tous les non titulaires licenciés ou en fin de contrat ;
création massive de postes budgétaires dans les services publics pour satisfaire les besoins sociaux ;
transformation de toutes les heures supplémentaires en postes budgétaires statutaires ;
intégration immédiate des précaires comme titulaires et titularisation immédiate sans conditions de concours ni de nationalité, de tous les non titulaires ; *
ces mesures doivent s’accompagner de l’arrêt du recrutement de personnels précaires, taillables et corvéables à merci, mesure minimale pour sauvegarder la dignité de tous.
Si des compléments de formation ou des formations s’avéraient nécessaires, ils seraient offerts aux personnels après titularisation. La titularisation doit avoir lieu dans les corps existants pour les non titulaires occupant actuellement un emploi déjà répertorié. Si de nouveaux corps de personnels venaient à être créés, ils devraient correspondre à de nouveaux métiers clairement définis et se situer dans le cadre de l’unification des statuts, et en aucun cas en créant des corps de personnels à sous statut et sous rémunération.
Dans l’attente d’un changement, veuillez croire, Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs les élus, en nos respectueuses salutations.


Le collectif des travailleurs précaires de Lallaing

grincheux, le 30-06-2010 à 08:27

Le téléphone pleure…Radio Nostalgie pourra bientôt implanter un émetteur à Lallaing et diffuser en boucle ce célèbre refrain de Claude FRANÇOIS ! En effet, nous sommes nombreux à avoir fait le terrifiant constat que le maire de notre commune refusait toute rencontre, tout rendez-vous avec ses concitoyens. On aurait pu croire que c’était parce que les Lallinois qui le sollicitaient s’étaient présentés sur une liste d’opposition aux élections municipales ou étaient sympathisants de « Revivre à Lallaing ». Et bien non ! Nous sommes tous logés à la même enseigne ! Le secrétaire général de la CGT de l’arrondissement de DOUAI, voulant avoir confirmation par téléphone d’un rendez-vous avec M. DANCOINE, s’est tout simplement vu signifier une fin de non recevoir à sa demande !

Pourtant celle-ci était fort légitime et établie dans les règles : il s’agissait de rappeler à notre premier magistrat qu’une Commission Technique Paritaire concernant les agents territoriaux (personnels communaux) aurait du être tenue depuis plusieurs mois…

Différents responsables de la CGT mais aussi M. CANDELIER, député, M. BEAUCHAMPS, conseiller général et M. BRUNEEL, conseiller régional, ont été informés de la situation, laissant ainsi planer le doute, si M. DANCOINE revenait sur sa décision, qu’il serait toujours en « conduite accompagnée ».

Enfin, et peut-être cela donnera-t-il du piment au déroulement des prochains conseils municipaux, le secrétaire général de la CGT de DOUAI menace, si aucune rencontre ne peut avoir lieu, à s’inviter « en nombre » mais aussi « à prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire respecter les droits des salariés ».

Rappelons simplement certaines promesses du candidat Thierry DANCOINE en 2008 :

Ensemble , pour un nouveau dynamisme
nous nous engageons

- à être les élus de tous, sans aucune discrimination,
- à nous opposer à toute forme d’intolérance, de harcèlement,
- à défendre l’indépendance des associations dans le respect de la loi de 1901,
- à bannir tout favoritisme, tout privilège, tout passe-droit,
- à respecter les valeurs de la République et tous ses représentants, élus et corps constitués.

Pour la tolérance,
la démocratie, la justice,
l’honnêteté et l’efficacité,

chaque voix va compter.
Votez utile, votez Thierry DANCOINE.


Je laisse chaque lecteur de ce blog juger en son âme et conscience si l’équipe actuelle est en bonne voie pour atteindre ces / ses objectifs…

grincheux, le 30-06-2010 à 08:31

à Monsieur le Maire de la Ville de LALLAING
au Conseil municipal
au Personnel
aux Organisations syndicales
aux Citoyens
à La presse



Monsieur le Maire de Lallaing,


Ce jour, 24 juin 2010, nos élus ont refusé de siéger à une réunion du CTP.
Qu’en est-il ? : Ils avaient demandé le report de cette réunion qui au préalable était fixée au 23 (la veille). Vous avez proposé le 24. Tous les élus au CTP savaient qu’à cette date était programmée une journée de grève et des manifestations. Vu votre empressement (inhabituel) à réunir les délégués, tous les élus ont convenu qu’elle aurait quand même lieu le 24.

Avant même que la réunion ne soit ouverte nos élus ont été victimes de vos reproches agressifs. Vous veniez de découvrir (pas eux) dans les colonnes d’un quotidien une interview d’un de nos élus. En leur nom, nous tenons à vous réaffirmer qu’ils ne se sont pas plaints d’être convoqués par un maire communiste un jour de protestations sociales. Nous pensons que vous faites peut être (tout comme ce journaliste) une interprétation des propos tenus.
Cela dit, par trois fois, vous les avez sommé de faire un démenti. Non, nous ne le ferons pas car la situation relève de l’épiphénomène, et donc, ne le mérite pas.
Nous pouvons comprendre qu’un maire soit sensible à son image. Cela semble être votre cas, alors, nous vous invitons à prendre connaissance de la suite et d’en tirer des conclusions qui vous feront placer vos intérêts sur d’autres valeurs qu’un article de presse.

Parlons du foyer.
Un climat d’incertitudes et de pressions s’est instauré parmi les agents du Foyer.
Nous en voulons pour cause, le montage que vous mettez en place avec la Carmi.
Lors d’une réunion avec le personnel (à laquelle nous assistions) vous avez présenté la situation de cet établissement. Cette structure n’est plus aux normes, le service rendu n’est pas réglementaire, les résidents sont de moins en moins valides et le personnel n’a pas la formation requise.
Voilà donc une situation catastrophique qui, selon vous, justifierait de confier la gestion à un organisme privé. Mais, vous réfutez quand nous affirmons qu’il s’agit d’une privatisation. Tiens donc !

Pour parvenir à vos fins, vous n’avez pas hésité, avec la complicité du représentant de la Carmi, à présenter une situation quasi idyllique pour les agents qui quitteraient la Collectivité. Ce que nous avons immédiatement dénoncé en mettant en garde le personnel.
D’autres solutions existent qui demandent une volonté politique. Cette volonté implique de ne pas céder à la facilité.
Or, vous jetez en pâture sur l’autel de la privatisation des agents qui ont rendu de bons services. Certains depuis plusieurs années. De plus, vous fragilisez les résidents qui perdront le bénéfice des services de la Fonction publique qui garantit une égalité de prestation entre les citoyens quelques soient leurs revenus.
Notre regard s’est porté sur la situation d’autres collectivités qui ont fait le choix de la mise aux normes de leurs installations et mis en place un plan de formations du personnel. Vous les connaissez autant que nous. Vous rapprocher de celles-ci vous permettrez de tirer enseignements de leurs réalisations.
Puisque vous semblez faire le choix contraire. Le choix de la privatisation. Nous continuons à dénoncer votre vision et vos propos. Nous maintenons que le personnel titulaire perdrait définitivement les avantages de son statut. Et vous le savez ! Nous l’avons informé dans ce sens et encouragé à refuser l’échafaud.
Quant au personnel non titulaire, la loi ne les protège pas et nous le regrettons amèrement. D’autant qu’en précipitant la situation vous ne laissez pas la possibilité de négocier (comme nous l’avons demandé en décembre 2009) un plan de titularisations progressives.
Aujourd’hui encore, la lecture de la liste du personnel fait apparaître un nombre important de salariés précaires. Par ailleurs, nous avons noté que votre ordre du jour du CTP comportait une information concernant les titularisations.
Sans préjuger de vos informations, sachez que nous n’accepterons pas que des titularisations soient mises sous conditions de départs d’agents, notamment du foyer vers la Carmi.

Voilà, Monsieur le Maire, matières à réflexions d’ici le 29 juin, date de la prochaine réunion du CTP.


Pour le conseil syndical
Le Secrétaire général
Raymond BAVYE


NB : Nous nous réservons un temps de réflexion pour la diffusion aux citoyens et à la presse.

Syndicat FSU / SDU 59-62
des agents des Collectivités Locales et de leurs établissements, de l’Intérieur, des Affaires Sociales
des départements du Nord et du Pas de Calais
Hôtel du Dauphin, 70, Place d’Armes 59500 DOUAI
Tél-Fax : 03 27 96 02 29 - Email : fsu-communauxdouai@wanadoo.fr

grincheux, le 30-06-2010 à 08:33
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